I find on this pavement that wanderer-wooing night of which I mused.

Oh

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I am black charcoal

Red on the inside with the carved memory of flames

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Le Mardi 10 Janvier 2012Poster un commentaire

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Le Mardi 10 Janvier 2012Poster un commentaire
l\'esclave blanche - lecomte du nouy + cadre 1
 
 
Lecomte du Nouy - L'Esclave Blanche
 
Le Mardi 10 Janvier 2012Poster un commentaire

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- It's funny to love in English. Don't you think ?

- Yes, it is actually.

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Le Mardi 10 Janvier 20123 commentaire(s)

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Comment est-ce possible ? Comment peut-t-on suivre aveuglément ce chemin qui nous a vu naître ? Comment peut-on, au détour d'une autre nuit sans sommeil et bercée par des mots jetés par dessus l'Atlantique, se retrouver le visage collé contre cette vérité première de soi-même, telle qu'on l'a construite à tâtons il y a si longtemps, quand on ne savait pas ? Et comprendre, éclat de miroir par éclat de miroir, pourquoi cette vibration que tu produis contre moi recouvre tout. En tellement d'endroits tu vivais déjà dans moi, endormi, en attente. Tout en écarquillant les yeux devant l'improbabilité de ton éxistence, je commence à savoir vraiment pourquoi. Oui. Je sais. Pourquoi dire que l'amour doit être sans raison, comme une sorte communication sortie de nulle part ? Pourquoi dire que l'on doit nécessairement rester aveugles quant aux instances mystérieuses qui l'ont fait naître en nous et l'on cultivé pour qu'il éclate un jour aussi douloureux, vertigineux et extatique ? Moi je sais. Comme je trace jour après jour une carte du pays immense à l'intérieur de moi, je repère au passage tous les endroits où nous nous joignons. Et Amour, Miroir de moi, ils sont légions. Ils sont sans fin. Et quand bien même on en verrait la limite, la rupture, quand bien même on la verrait demain ou dans une minute, ça n'aurait pas d'importance. Rien ne doit avoir de poid comparable à celui de ma certitude ce matin. Je sais. J'aime. C'est toi. Et je suis renversée par ce vertige avec d'autant plus de force qu'à chaque seconde je reçois un écho, fourmillement, légère piqûre, brûlure d'un millième de millimètre qui me dit par où j'aime, je sais avec quel recoin de mon esprit, je sais avec quelle célulle. Comment est-ce possible, Rafael, que même ton nom ait été déjà là ? Et que de la soif je passe à l'immersion dans l'océan ? Et que de la faim je passe à l'attente de la peau, qui se suffit à elle-même et n'admet aucune autre nourriture ?

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